À deux semaines de l’échéance du 31 décembre 2024, la transition guinéenne suscite inquiétudes et tensions. Tandis que les Forces vives menacent de descendre dans la rue, l’immobilisme des autorités alimente les craintes d’un prolongement non justifié du pouvoir. Face à ce climat d’incertitude, les appels à la transparence et à l’action se multiplient.
Dans ce contexte tendu, Marc Yombouno, membre du bureau politique national du RPG Arc-en-ciel, appelle le président de la transition à rassurer la population. « Le silence du général Mamadi Doumbouya face aux inquiétudes liées à la transition est inacceptable », déplore-t-il. Selon lui, l’absence de communication du chef de l’État sur les échéances et les craintes de confiscation du pouvoir laisse le pays dans l’incertitude.
À moins de deux semaines de l’échéance, l’ancien ministre du Commerce insiste sur la responsabilité du président du CNRD. « Jusqu’à preuve du contraire, la balle est dans le camp du président de la transition. Il est l’unique responsable de cette situation. Tout ce qui se dit actuellement n’a reçu aucune clarification de sa part. Il lui revient de redonner de l’espoir au peuple de Guinée », affirme Marc Yombouno.
Alors que le compte à rebours est lancé, l’appel à l’action et à la transparence résonne comme un avertissement. L’avenir de la transition guinéenne reste suspendu à une clarification du pouvoir en place.
Saliou Keita