La plage de Bel Air, jadis joyau balnéaire de la Guinée, s’apprête à vivre une métamorphose. Ce mercredi 26 février 2025, le Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a réuni les acteurs engagés dans ce vaste projet de réhabilitation. Objectif : transformer ce site en un pôle touristique de référence, alliant modernité et préservation écologique.
Le défi est de taille. L’entreprise Bouramaya Multi Services, associée à la firme DMI, s’est portée volontaire pour ressusciter cette station balnéaire laissée en déshérence. Dès les premières études, deux préoccupations majeures se sont imposées : la préservation de l’écosystème et la gestion des accumulations de coquillages, qui menacent l’équilibre du littoral.
Mais les ambitions vont bien au-delà d’un simple rafraîchissement. Le projet, qui s’étendra sur 50 hectares, repose sur une vision globale et innovante : rénovation complète des infrastructures existantes, création d’éco-lodges, aménagement d’une forêt botanique et fruitière, sans oublier l’installation d’un parc animalier pour valoriser la biodiversité locale. En somme, un projet qui conjugue nature et développement économique.
À l’abandon depuis des années, le bâtiment principal, qui comprend 72 chambres et deux salles de conférence, fera peau neuve. Le site accueillera également des espaces de loisirs et de sport, incluant terrains de golf, de tennis et de football. Une pisciculture viendra compléter l’ensemble, avec pour ambition de dynamiser les activités locales. Enfin, un restaurant central et des cases en bord de mer offriront aux visiteurs une expérience immersive en pleine nature.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de relance du secteur touristique, encouragée par les hautes autorités du pays. Conscient des enjeux, le ministre Sylla a exhorté les investisseurs à poursuivre les concertations avec les instances concernées afin d’assurer une mise en œuvre fluide et efficace du projet.
Le pari est audacieux. Entre les mains de Bouramaya Multi Services et de DMI, déjà impliqués dans le développement agro-industriel du pays, Bel Air pourrait bien retrouver son éclat d’antan. Une lueur d’espoir pour un secteur en quête de renouveau, à condition que cette ambition se concrétise au-delà des belles promesses.
Fatimatou Diallo