Le 27 février, un événement inattendu a marqué le procès d’Amadou Damaro Camara, ancien président de l’Assemblée nationale de Guinée, devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Après un refus lors d’une audience précédente, sa demande d’hospitalisation a finalement été acceptée.
Le procureur spécial près la CRIEF, Aly Touré, a justifié cette nouvelle décision en soulignant la dégradation rapide de l’état de santé de l’ancien parlementaire depuis son retour à la maison centrale. « Depuis sa réintégration, on nous a informés que son état s’aggrave chaque jour. Ainsi, le ministère public ne s’oppose pas à ce que la Cour ordonne son hospitalisation, afin qu’il puisse recevoir les soins nécessaires », a-t-il précisé. Toutefois, il a demandé à la Cour de déterminer un délai raisonnable pour cette hospitalisation et de définir également les modalités de la suite du procès.
La Cour, après avoir entendu toutes les parties, a décidé de placer Amadou Damaro Camara dans une structure hospitalière de Conakry, à la charge du Trésor public. Le procureur spécial a été chargé de veiller à l’exécution de cette décision.
En marge de cette audience, un autre élément a attiré l’attention. Le co-accusé de Damaro, Kim, devait également se présenter devant la Cour ce jour-là. Cependant, pour des raisons de santé, il a informé la Cour qu’il se trouvait actuellement en Asie pour des soins.
L’affaire, qui porte sur un détournement présumé de 15 milliards de francs guinéens destinés à la construction de l’Assemblée nationale, a été renvoyée au 20 mars 2025. Ce report vise à permettre la citation régulière des autres prévenus impliqués dans ce scandale financier, au cœur de l’actualité judiciaire du pays.
Saliou Keita