Dans l’ombre du pouvoir, elles ont marché,
Épouses de présidents, piliers oubliés.
Quand le feu s’éteint et que s’effacent les trônes,
Ne restent que des cendres, des vies qui résonnent.
À Conakry, elles se sont levées,
Pour briser l’écho d’un silence imposé.
Des récits mêlés de douleur et d’espoir,
Des voix tremblantes, portant la mémoire.
André Touré, en étendard levé,
Parle au nom de celles que l’on veut effacer.
Elle rêve d’un musée, refuge des destins,
Où l’histoire des femmes croise celle des nations.
Ce combat, murmure devenu cri,
Est une quête d’humanité, un défi.
Pour que leurs noms, comme des étoiles fanées,
Retrouvent la lumière d’un ciel honoré.
Oublier ces femmes, c’est nier un passé,
C’est refuser le souffle qui les a portées.
Mais elles avancent, fières dans leur nuit,
Réclamant le respect qui leur est promis.
Qu’un jour, enfin, l’histoire leur rende vie,
Et que leur dignité devienne un fleuve infini.
Alpha Amadou Diallo