Conakry, le 25 février – Sous un soleil de plomb, les ouvriers s’activent sur les chantiers des ponts de Kassonya, Kissosso et Kakimbo. Ces infrastructures, financées par les Pays-Bas, doivent faciliter la mobilité dans la capitale guinéenne. Ce mardi, le Premier ministre Bah Oury et l’ambassadrice néerlandaise Carmen Hagenaars se sont rendus sur place pour évaluer l’état d’avancement des travaux.
Casque de sécurité vissé sur la tête, l’ambassadrice ne cache pas sa satisfaction. « C’est un projet crucial, car il relie les grandes zones de Conakry et facilite le transport, les activités économiques et sociales. Une fois achevé, il bénéficiera à environ un million de personnes », explique-t-elle. Malgré un démarrage difficile, elle se dit fière de voir le chantier progresser.
Accélérer et planifier pour éviter les erreurs du passé
À ses côtés, Bah Oury salue « la qualité de la coopération » entre la Guinée et les Pays-Bas, tout en insistant sur la nécessité d’une meilleure planification urbaine. « La ville de Conakry ne cesse de s’étendre. Nous devons éviter les erreurs du passé, notamment en matière d’occupation anarchique des terres et d’urbanisation non maîtrisée », prévient-il.
L’objectif est clair : intégrer ces nouvelles infrastructures dans un schéma directeur rigoureux pour désenclaver certains quartiers et améliorer les conditions de vie des habitants. « Nous allons veiller à ce que des normes spécifiques soient appliquées pour garantir une urbanisation harmonieuse », assure le Premier ministre.
Un soulagement pour les populations
Sur le site du pont de Kassonya, les souvenirs des difficultés passées sont encore vifs. « Avant, les habitants risquaient leur vie en traversant le bras de mer. Il y a eu de nombreux accidents mortels », rappelle Bah Oury. Grâce à ces nouveaux ouvrages, ces dangers appartiendront bientôt au passé.
Alors que les travaux avancent, le chef du gouvernement et la diplomate néerlandaise promettent de tout mettre en œuvre pour achever le projet d’ici la fin de l’année. Pour les habitants de Conakry, ces ponts ne sont pas seulement des infrastructures : ils sont synonymes d’un quotidien plus sûr et d’une ville mieux connectée.
Saliou Keita