Conakry, le 2 avril 2025 – C’est une étape cruciale pour le retour à l’ordre constitutionnel en Guinée. Ce mardi, en présence du Premier ministre Bah Oury, le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, le général à la retraite Ibrahim Kalil Condé, a réceptionné les kits d’enrôlement biométrique. Une avancée décisive pour l’établissement des fichiers électoraux et la tenue des scrutins tant attendus.
Dans la salle solennelle où se déroule la cérémonie, l’ambiance est empreinte d’une gravité mêlée d’espoir. Devant un parterre d’officiels et de partenaires techniques, le général Condé salue un « grand événement » et insiste sur la portée symbolique de ce moment :
« Le général d’armée Mamadi Doumbouya a pris l’engagement devant le peuple de Guinée que 2025 sera l’année des élections. Aujourd’hui, nous franchissons une étape clé en recevant ces kits d’enrôlement biométrique. »
Pour le ministre, l’enjeu dépasse la simple réception de matériel. Il rappelle que le processus électoral repose sur plusieurs jalons incontournables :
« Le retour à l’ordre constitutionnel commence par la mise en place de la nouvelle Constitution. Mais pour cela, il faut un référendum. Et pour organiser ce référendum, nous devons produire des fichiers électoraux fiables. »
La réception de ces kits marque donc le début d’un vaste chantier. Selon le ministre, ils permettront d’enregistrer les citoyens en toute transparence et de respecter le calendrier annoncé par le chef de l’État.
Si cette avancée technique suscite de l’espoir, elle soulève aussi des interrogations quant à la capacité du gouvernement à tenir les délais et à garantir un processus inclusif. À l’heure où la transition est scrutée par la communauté nationale et internationale, l’enrôlement biométrique apparaît comme une première épreuve de crédibilité pour les autorités.
Reste maintenant à voir si les engagements se traduiront en actes concrets.
Amadou Diallo