Conakry, 3 avril – C’est dans une salle comble que les partis Rassemblement pour la République (RPR), Rassemblement pour la Renaissance et le Développement (RRD) et la Nouvelle Génération (NG) ont tenu, ce jeudi, une conférence de presse à Conakry. Objectif : saluer la fixation de la date du référendum constitutionnel au 21 septembre tout en appelant le Premier ministre Bah Oury à instaurer un dialogue politique inclusif.
Diabaty Doré, président du RPR, a été catégorique : « Le retour à l’ordre constitutionnel ne peut se faire sans les acteurs sociopolitiques. » Pour lui, la transition ne pourra réussir qu’à condition que toutes les sensibilités politiques soient réunies autour de la table des négociations.
Un appel pressant au dialogue
Le leader politique a insisté sur la nécessité de s’entendre sur les préalables avant la tenue des scrutins. « Nous allons compétir, mais sommes-nous d’accord sur la mise en place de l’Organe de gestion des élections (OGE) ? Sur l’application de l’article 180 de la nouvelle Constitution ? Qui organisera réellement les élections : l’OGE ou le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) ? », s’est-il interrogé.
Pour Diabaty Doré, ces zones d’ombre doivent être dissipées avant d’aller aux urnes afin d’éviter les crises post-électorales qui ont marqué l’histoire politique récente de la Guinée. « Nous ne voulons pas revivre les tensions des années passées. Après trois ou quatre ans de transition, il est temps que les Guinéens s’asseyent et discutent, car notre bien commun, c’est la Guinée. Personne n’a intérêt à voir ce pays s’embraser », a-t-il conclu sous les applaudissements.
Alors que la date du référendum est désormais connue, la balle est dans le camp du gouvernement. Bah Oury répondra-t-il à cet appel au dialogue ? L’avenir politique du pays en dépend.
Fatimatou Diallo